Concernant les travaux de menuiserie en bois et matériaux dérivés du bois, le DTU 36.1 a été annulé en 2010 pour faire partie intégrante du NF DTU 36.5. Le but étant de regrouper l’ensemble des informations nécessaires aux menuisiers dans un unique cahier des clauses techniques. Traitant principalement de la mise en œuvre des fenêtres et portes extérieures, le document technique unifié 36.5 n’encadre pas les différentes règles relatives aux menuiseries intérieures en bois. Ces dernières ont donc été la référence en la matière jusqu’à la disponibilité du nouveau NF DTU 36.2 au CSTB. Conformément aux recommandations de la commission générale de normalisation du bâtiment, le DTU 36.1 récapitule les bonnes pratiques à appliquer pour l’installation des lambris, des portes et blocs-portes, des revêtements muraux, des plinthes, des trappes de visites et autres habillages bois.

 

 

Le lambris en bois massif

 

Majoritairement en bois massif, le lambris est un revêtement qui se décline en une série de lames en bois accolées les unes aux autres. Il peut être mis en œuvre sur tous types de murs, plafonds ou rampants de toiture dans un but décoratif. Parmi les essences utilisées, on retrouve de nombreux résineux, mais également divers feuillus. Parmi les normes encadrant les lambris en bois massif, on retrouve :

  • NF EN 14519 : Lambris et bardages en bois massif de résineux avec profils à languette et rainure.
  • NF EN 14951 : Lambris et bardages en bois massif de feuillus pour éléments profilés usinés.
  • NF EN 15146 : Lambris et bardages en bois massif de résineux pour profilés usinés sans rainure et languette.

 

Le rendu visuel dépend des différents profils d’assemblage des lames, de leur largeur, leur profondeur et leur espacement. Pour se faire, le lambris se compose d’un parement décoratif, d’un contre-parement masqué, de rives à rainure et languette. Qu’elles soient brossées, rabotées ou brut de sciage les lames de lambris d’intérieur sont vendues prêtes à l’emploi avec une finition adaptée pour une protection optimale. L’épaisseur la plus fréquente des lames est de 9 mm, tandis que les largeurs oscillent entre 5 et plus de 37,5 cm. Généralement mises en œuvre par un assemblage bord à bord, elles arborent une longueur variable en fonction de l’utilisation.

  • Jusqu’à 2 m pour tout type d’utilisation.
  • De 2,50 à 2,70 m pour un habillage sans raccord.
  • Au-dessus de 4 m pour une pose au plafond.
  • Jusqu’à 1,20 m pour habiller les soubassements.

La sélection des lames et de leur aspect s’effectue en fonction des classes de produits définies par les normes.

 

dtu-36-1-lambris

Pour le bois de feuillus :

  • Classe A : poches de résine et nœuds limités.
  • Classe B : petits et moyens nœuds.
  • Classe libre : déterminé par le fabricant.

 

Pour le pin maritime :

  • Classe 0 (SN) : poches de résine et nœuds limités.
  • Classe A (PN) : petits et moyens nœuds.
  • Classe B (NO) : poches de résine et nœuds adhérents limités.

 

 

Les panneaux dérivés du bois

 

Les panneaux bois utilisés pour réaliser le revêtement intérieur sont contreplaqués, lattés, de particules, de fibres, habillés d’un placage ou d’un élément de décor en bois. En conformité avec la norme EN 13986, ces derniers doivent dorénavant afficher un marquage CE.

 

Les panneaux décoratifs plaqués bois :

Il s’agit d’un support en bois dont l’une des faces est recouverte d’un placage décoratif de bois. Ils répondent aux exigences de la norme NF B 54-200.

 

Les panneaux mélaminés et stratifiés :

Le bois est ici recouvert d’une ou plusieurs feuilles de papier pré-imprégnées de résines en mélamines thermodurcissables assemblées sous l’effet de la pression et de la chaleur.

 

Les plaques de stratifié HPL :

Encadrées par la norme EN 438, ces plaques sont réalisées par un procédé de stratification à haute pression et haute température.

 

Les éléments panneautés lamellés massifs :

Ces panneaux sont constitués de plusieurs couches de bois massifs à l’aide d’une colle de type 1 selon la norme EN 301.

 

Les panneaux décoratifs plaqués bois :

À condition de bénéficier d’une finition appropriée de types lasure ou vernis, les panneaux contreplaqué, OSB et MDF sont utilisés en guise de parement intérieur.

 

Les principales spécifications et recommandations

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de panneaux décoratifs plaqués bois, la norme NF B 54-202 stipule divers critères à respecter :

  • Teneur en formaldéhyde.
  • Essais pour le collage.
  • Aspect des faces selon la NF B 54 201.
  • Degrés de tolérances conformément aux NF EN 324-1 et NF EN 324-2.

 

Pour l’installation de panneaux stratifiés décoratifs, la norme NF EN 438-1 énumère les particularités suivantes :

  • Épaisseur, longueur et largeur.
  • Motifs et couleur.
  • Finitions de surface.
  • Parallélisme et équerrages.
  • Propriétés de résistance (abrasion, choc, rayure, tâches, feu et thermique…)
  • Niveaux de résistances mécaniques pour les stratifiés épais et compacts.
  • Aptitude au post formage.

 

La mise en place de panneaux de particules surfacés mélaminés se réfère à la norme NF EN 14322 :

  • Aspect et dimensionnement des faces.
  • Degré d’humidité.
  • Arrachements de surface.
  • Propriétés de résistance (abrasion, lumière, choc, produits chimiques…)

 

 

Pour mieux appréhender les diverses informations du DTU 36.5 relatives au DTU 36.1,  » le calepin des chantiers » est un document explicatif pratique pour les professionnels du secteur de la construction. Pour se perfectionner en matière des DTU menuiserie intérieures et de revêtements bois, des formations sont disponibles pour s’assurer de répondre toujours plus efficacement aux demandes de vos clients.