Constitué d’un cahier des clauses techniques et spéciales, le document technique unifié 51.11 offre un détail des règles de mise en œuvre pour la pose de parquet contrecollé et de revêtement à placage bois. Avec une dernière version en 2010, il détermine notamment les conditions de sélection des matériaux dans le cadre de locaux secs, conformément à la norme XP B 53 669. Guide de référence pour les professionnels du bâtiment, il encadre également l’installation des revêtements de sol stratifiés. Le DTU 51.11 apporte des réponses claires sur les dispositions et exécutions à appliquer sur le chantier afin de réaliser un ouvrage dans les règles de l’art.

 

Le domaine d’application

 

De la préparation à la réalisation, le DTU 51.11 définit les bonnes pratiques et techniques pour la pose flottante de lames de parquet et revêtements de sol à placage bois. Il encadre donc un type d’installation effectuée sans fixations des éléments les uns aux autres. Il ne concerne pas les revêtements disposant d’une couche de parement bois d’une épaisseur inférieure à 2,5 mm à la livraison ou constituée d’un autre matériau, car ces derniers n’occasionnent pas de rénovations successives. Il en est de même pour les parquets massifs, ainsi que les sols chauffants et rafraîchissants.

 

Les prescriptions du DTU 51.11 sont à prendre en compte dans un environnement sec et dans le cadre de travaux neufs. Il est applicable en zones climatiques ou naturelles françaises pour des locaux à usage résidentiel, commercial ou public. Il se rapporte uniquement aux supports suivants :

  • Les planchers réalisés avec des éléments en bois ou à base de bois.
  • Les planchers collaborants.
  • Les planchers de doublage.
  • Les chapes sèches.
  • Les supports à base de liants hydrauliques (dalles et planchers en béton).
  • Les supports à base de sulfate de calcium (chapes fluides).

 

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Le choix des matériaux

 

Les recommandations du DTU 51.11 sont exposées en conformité avec un certain nombre de normes. Alors que la NF EN 14342 et son amendement A1 stipulent une liste d’exigences sur les matériaux à employer, la NF EN 13489 et la NF EN 14354 régissent respectivement les parquets contrecollés et les revêtements de sol à placage bois.

Les matériaux doivent répondre à des règles spécifiques de mise en œuvre déterminées par le DTU 51.11 en fonction de leurs propriétés techniques.

  • Le type d’essence du bois utilisé.
  • Le niveau de glissance.
  • Le degré de résistance au feu.
  • La qualité acoustique.
  • Le taux d’émissions de composés organiques volatils…

 

Également réglementée, l’utilisation de la colle se réfère à la norme NF EN 204. Le DTU 51.11 impose une colle de classe minimale D2 pour assembler les différents panneaux ou lames. Il est essentiel de tenir compte des préconisations du fabricant dans le choix de la colle. Le recours à des clips est également possible pour effectuer la liaison entre les éléments du parquet.

 

 

DTU 51.11 : principes généraux et règles de mise en œuvre

 

En amont de la pose d’un parquet flottant, des conditions sont à respecter lors de la préparation du chantier. Le document technique unifié 51.11 en détaille trois principales :

  • L’hygrométrie : l’humidité des locaux est un élément extérieur essentiel à prendre en compte.
  • L’état du support : le support doit être propre, d’une excellente planéité et sec.
  • La qualité des sous-couches : la pose de films polyéthylène est recommandée pour éviter toute remontée d’humidité. De la sous-couche découle également la bonne isolation acoustique.

 

Concernant l’exécution des travaux, le DTU 51.11 apporte de nombreuses précisions techniques pour garantir une installation de qualité.

  • Type de pose :
    Les lames contrecollées sont généralement posées à l’anglaise à coupe perdue. Les panneaux se doivent de suivre le dessin du CCTP avec toujours un côté parallèle au mur.
  • Fractionnement du parquet :
    Au-delà d’une longueur de 8 mètres, le parquet flottant doit être fractionné avec des profils adaptés ou des barres de seuils.
  • Principe de dilatation :
    En matière de dilatation des règles spécifiques sont imposées afin que le parquet flottant ne rencontre pas d’obstacle lors de sa dilatation naturelle. Le jeu minimum à respecter est de 8 mm. Cet écart doit être réalisé avec les murs, mais également les huisseries de portes, une éventuelle tuyauterie…
  • Assemblage des lames et panneaux :
    Par le biais d’une colle, il s’effectue en rainure et languette. Pour des lames qui fonctionnent par clic, on parle d’assemblage de verrouillage.

 

Essentiel en cas de dommage sur un chantier, l’application du DTU 51.11 assure la bonne exécution des travaux auprès des experts mobilisés. Disponible en ligne sur le catalogue du CSTB ou de l’AFNOR, il représente un guide indispensable pour les équipes en place sur le chantier. Un moyen de garantir une pose de parquet flottant conforme aux normes en vigueur et aux attentes de la clientèle. Pour les autres types de sols, vous pouvez également consulté le DTU 51.2 ou le DTU 53.2.