Avec la crise sanitaire et les confinements répétés, les entreprises de menuiseries extérieures ont connu un ralentissement de l’activité. Devant une situation compliquée qui ne semble pas près de s’arrêter, un plan de relance a été mis en place par le gouvernement. Cependant, une pénurie de matériaux vient bousculer le quotidien des spécialistes des ouvertures et des fermetures. Il en résulte un prix des matières premières du plastique et des métaux qui s’envole et impacte le marché des portes et fenêtres. Des fabricants aux installateurs, il devient essentiel de s’adapter face à des difficultés qui pourraient se prolonger.

 

Une situation préoccupante

 

Les difficultés pour se fournir en composants des matières plastiques créent un réel problème d’approvisionnement chez les transformateurs et compoundeurs. La pénurie gagne du terrain et provoque une augmentation des délais et même des annulations de livraison. La situation se répercute auprès des clients qui demandent des pénalités pour combler les désagréments de ces retards. À tout cela s’ajoute une montée des prix, du fait de la rareté de ces matières premières, qui impacte irrémédiablement la marge des professionnels.

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Avec une demande qui a nettement remonté à la suite du premier confinement, les producteurs de résines ont usé leur stock. Or, avec des plannings chamboulés, les maintenances n’ont pas eu lieu dans les temps. Il en résulte de pannes diverses dans les installations, ralentissant encore la production. Il faut également prendre en compte la diminution des conteneurs maritimes venus du sud-est de l’Asie pour réapprovisionner les fabricants. Les coûts de transports grimpent en flèche pour toutes sortes de matières produites en grande majorité dans cette partie du globe. Pour finir, de nombreuses perturbations liées au climat rendent également plus difficile l’acheminement des matières premières venues de l’étranger en cette période difficile.

 

Les extrudeurs de profilés PVC durement touchés

 

Avec cette pénurie, l’inflation ne se limite pas au PVC mais aux matières thermoplastiques dans leur ensemble. Le prix des matières vierges du plastique a connu une hausse de 11 % en février 2021. Devant une demande importante, le manque de matière est insuffisant pour contenter tout le monde. L’augmentation de prix est donc inévitable et pourrait durer. De la même manière, les délais de 5 semaines en moyenne s’allongent à 8 semaines et entraînent un risque accru d’annulations. Les spécialistes de la fenêtre PVC ont de quoi être inquiets et doivent faire face à cette période incertaine. Il convient de se réorganiser en conséquence en étalant le carnet de commandes et en rassurant la clientèle.

 

L’augmentation du prix du fer

 

En un an, le prix du fer a connu une hausse de prix de 80 % et 45 % pour l’aluminium. Les nombreux produits qui en découlent se font de plus en plus rares et menacent d’un arrêt total la production de menuiseries en métal à rupture de pont thermique. C’est le cas des cales en polyamide, des serrures de fenêtres et bien d’autres éléments qui annoncent des délais allant jusqu’à 32 semaines.

 

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Les conséquences sur le prix des fenêtres

 

Entre les matières premières plastiques, l’aluminium, l’acier et même le verre, les menuiseries PVC et autres matériaux voient leur conception de plus en plus onéreuse. La pénurie risque d’impacter également les utilisateurs avec des prix qui vont augmenter de 5 % à 10 %.

Devant une demande toujours importante malgré la crise sanitaire, la pénurie vient bousculer le planning des professionnels de la menuiserie. La hausse des prix semble inévitable pour toute la chaîne jusqu’au client final. Le recyclage et l’économie circulaire, notamment dans le domaine du PVC, revêtent une importance capitale pour la fabrication de nouveaux profilés. Bien qu’encore insuffisants, ils sont poussés par les pouvoirs publics et la filière de la menuiserie PVC qui mettent tout en œuvre pour alléger une partie du manque de matières premières et la hausse des coûts.

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